Le 3 juin 2026 : le tournant décisif de la souveraineté numérique européenne  | Linagora

Le 3 juin 2026 : le tournant décisif de la souveraineté numérique européenne 

Le 3 juin 2026 : le tournant décisif de la souveraineté numérique européenne 

Et si le 3 juin 2026 devenait l'une des dates les plus importantes de l'histoire numérique européenne ?

Hier, la Commission européenne a présenté son paquet sur la souveraineté technologique ainsi qu'une stratégie ambitieuse en faveur de l'Open Source.

Au-delà d'une annonce institutionnelle, c'est un véritable changement de cap. Pendant des années, l'Europe a accepté une forte dépendance aux technologies conçues et opérées hors de son territoire.

Aujourd'hui, elle affirme une autre ambition :
La dépendance n'est pas une fatalité. La souveraineté numérique devient une stratégie.

A travers cette dernière, l’Union européenne souhaite réduire sa dépendance aux technologies non européennes, renforcer la sécurité et l’interopérabilité des infrastructures numériques, et soutenir l’innovation dans des domaines clés comme le cloud, l’IA, la cybersécurité et les semi-conducteurs.

Cette initiative vise à créer un écosystème numérique européen plus résilient, compétitif et durable, au bénéfice des administrations, des entreprises, des développeurs et des citoyens.

Comme le souligne notre président Alexandre Zapolsky :
« Les logiciels open source permettent à l’Europe de mutualiser ses investissements, de partager l’innovation, de renforcer sa maîtrise technologique et de construire des infrastructures numériques pérennes, auditables et réutilisables. Le fait que la Commission européenne envisage désormais des mécanismes de soutien directs aux acteurs qui développent ces communs numériques constitue une rupture majeure. Car soutenir l’open source, ce n’est pas soutenir une idéologie. C’est investir dans les infrastructures stratégiques du XXIe siècle. »

Pour ceux qui portent cette vision depuis longtemps, ce moment a une résonance particulière. Chez LINAGORA, nous défendons cette conviction depuis 26 ans.

L'Europe dispose déjà des talents, des compétences et des infrastructures nécessaires. Elle semble désormais se doter d'une direction claire.