Marianne : « Cocorico ! Quinze entreprises de la tech française certifiées dans Numérique France Garanti »… Et LINAGORA est fière de faire partie des acteurs qui ont contribué à faire émerger cette certification !
Au-delà de cette reconnaissance, l'article nous montre l'importance que le terme "souveraineté numérique" est en train de gagner : à la fin de l'année dernière, lors d'Open Source Pro 9 (la 10ème édition arrive bientôt), nous avions placé l'événement sous un mot d'ordre : passer des mots à l'action. Et même s'il reste encore beaucoup à faire, force est de constater que l'élan commence à prendre.
Aujourd'hui, les signaux se multiplient :
- Le premier Village de la Souveraineté Numérique à VivaTech.
- Le lancement de la certification Numérique France garanti.
- Le paquet européen sur la souveraineté technologique.
- La deuxième étude du cabinet Asterès pour le Cigref, qui documentent enfin l'ampleur de notre dépendance numérique (et qui en complément de la 1ère, examine l’effet des hausses tarifaires).
- La transformation de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) en ARIANE, qui marque une nouvelle étape dans la structuration de la stratégie numérique de l'État etc…
Et cette phrase du journal résume peut-être le mieux le moment que nous vivons : « À Bruxelles, la préférence stratégique européenne n'est plus un tabou. Il était temps ! »
Marianne rappelle également qu'en produisant seulement 15 % des services cloud et logiciels aujourd'hui achetés aux États-Unis, l'Europe pourrait créer plus de 463 000 emplois supplémentaires sur son territoire. Un chiffre qui donne matière à réflexion, et nous pouvons en ajouter un autre :
Sur près de 400 milliards d'euros dépensés chaque année en Europe pour les logiciels et services cloud professionnels, environ 264 milliards d'euros bénéficient directement à l'économie américaine, alors même que près de 80 % de la valeur créée quitte notre continent.
Depuis le Village de la Souveraineté Numérique, Alexandre Zapolsky y rappelait d'ailleurs une formule que certains commencent à bien connaître :
« Nos clicks sont nos emplois »
Ce que raconte cet article dépasse largement LINAGORA ou les entreprises engagées dans Numérique France Garanti. Il raconte peut-être le moment où la souveraineté numérique cesse d'être une conviction portée par quelques-uns pour devenir progressivement un projet collectif.
Merci à Laurence Dequay et aux équipes de Marianne pour cette mise en lumière.