Les alternatives existent. Alors pourquoi ne les utilisons-nous toujours pas davantages? | Linagora

Les alternatives existent. Alors pourquoi ne les utilisons-nous toujours pas davantages?

Les alternatives existent. Alors pourquoi ne les utilisons-nous toujours pas davantages?

C'était l'une des questions au cœur de la table ronde « Cap sur l'indépendance numérique » lors du Forum Les Interconnectés.

Pendant des années, le débat sur la souveraineté numérique s'est souvent résumé à une objection simple : 
« il n'y a pas d'alternative crédible »
Soyons honnêtes, aujourd'hui, ce n'est plus le sujet.

Comme l'a rappelé notre président Alexandre Zapolsky :
"Si on accepte que les boutons ne soient pas exactement de la même couleur au même endroit, les alternatives existent déjà"

Une phrase qui a fait sourire la salle, mais qui résume parfaitement le défi auquel nous sommes confrontés.

Car la technologie est désormais au rendez-vous. Ce qui freine encore le changement tient souvent davantage à nos habitudes qu'à nos outils 
-> Nous avons appris à utiliser certains services, à travailler d'une certaine manière. Et sans même nous en rendre compte, nous finissons parfois par considérer ces usages comme la seule façon possible de faire.

Tout au long des échanges avec Edward JOSSA (UGAP), Christophe lombard (CANUT), Guillaume Poupard (Orange), mickael AUDEGOND (Communauté Urbaine d'Arras) et Manu Reynaud (Montpellier, Ville, Métropole et CCAS), un constat revenait régulièrement :

-> la souveraineté numérique ne se construira pas uniquement avec de nouveaux outils.

Elle se construira aussi par les choix que nous faisons chaque jour.
-> Choisir une alternative ouverte, héberger ses données autrement, et plus important encore, accepter le changement  lorsqu'il a du sens. Des décisions qui peuvent sembler modestes à l'échelle d'un utilisateur ou d'une organisation, mais qui, mises bout à bout, dessinent le numérique que nous voulons pour demain.

Et s'il est un domaine où nous ne pouvons pas nous permettre de reproduire les dépendances du passé, c'est bien celui de l'IA.

Merci à Céline Colucci pour l'animation de cette discussion, ainsi qu'aux Interconnectés pour cette édition qui a permis d'aborder ces questions sans détour.