Souveraineté numérique : la France face aux offres américaines, un choix de principe

Souveraineté numérique : la France face aux offres américaines, un choix de principe

Les récentes actions des États-Unis sur la scène internationale nous rappellent une chose essentielle : la souveraineté des États n’est jamais acquise.

Il ne s’agit pas pour nous de commenter l’actualité géopolitique à chaud. Mais impossible de ne pas faire le lien avec le numérique. Car chaque décision prise ailleurs finit toujours par avoir un impact ici : sur nos infrastructures, nos données, nos usages, et notre capacité à décider par nous-mêmes. 

Comme l’explique très justement Quentin Adam (CEO de Clever Cloud que nous connaissons bien), nous entrons dans une nouvelle phase : celle d’un techno-féodalisme, où celui qui contrôle les plateformes et les infrastructures contrôle aussi, de fait, une part de la souveraineté politique. Quand les règles deviennent réversibles, quand les contrats ne suffisent plus, les « deals » ne protègent plus. Ils rassurent, au mieux.

Et ces questions nous concernent aussi directement en France. Le choix récent de l’Assemblée nationale de déployer la suite Microsoft via sa filiale Bleu en est une illustration. Il montre à quel point nos institutions restent dépendantes de solutions dont le contrôle et la gouvernance échappent, quoi qu’on en dise, à notre pays et à l’Europe. 

Chez LINAGORA, nous défendons depuis longtemps une autre voie : ouverte, européenne et opérationnelle. Pas une promesse ni un discours abstrait, mais des outils concrets et déjà utilisés par des acteurs publics et privés, jusqu’à des gouvernements entiers comme Maurice, pour collaborer, produire et décider sans renoncer à la maîtrise de leurs données.

Notre président, Alexandre Zapolsky, l’a rappelé : si la question est budgétaire, alors nous n’avons pas d’excuse. Nous proposons d’offrir GRATUITEMENT 577 licences de notre plateforme Twake.ai  à l’Assemblée nationale, jusqu’à la fin de la mandature.

Parce que pour nous, cela n’a jamais été une question d’argent, mais de principes, de cohérence et de responsabilité.

Il ne s’agit pas de s’opposer. Il s’agit de choisir.
Choisir de construire plutôt que de dépendre.
Choisir des infrastructures plutôt que des illusions contractuelles.
Choisir le courage collectif, là où il devient indispensable.