Peut-on vraiment construire une “stack européenne”… sans construire d’abord des stacks nationales ?
C’est la question ouverte que pose notre président Alexandre Zapolsky.
Derrière les débats sur la souveraineté numérique, il y a une réalité : une souveraineté ne peut exister que si elle crée effectivement de la valeur localement, dans chacun des pays qui la composent.
Pour notre président, tout se joue là :
“On ne construira pas une stack européenne si chaque pays n’y trouve pas son compte.”
Pour l’illustrer, il s’appuie sur une analogie très concrète. Airbus, par exemple, n’existerait pas si un seul pays concentrait toute la chaîne de valeur. C’est précisément parce que ce modèle est partagé entre plusieurs pays qu’il fonctionne et qu’il tient dans la durée.
D’après lui, cette logique s’applique pleinement au numérique. Choisir un logiciel n’est jamais un acte neutre : c’est aussi orienter la valeur, et donc contribuer, directement ou indirectement, à un modèle économique plutôt qu’à un autre.
“Nos clics sont nos emplois.”
Pour Alexandre Zapolsky, l’enjeu est de ne pas remplacer une dépendance (américaine ou chinoise) par une autre, même européenne. Autrement dit, construire une souveraineté européenne suppose avant tout de trouver un équilibre entre les contributions et les bénéfices de chaque pays.
Une prise de parole qui remet le débat sur des bases concrètes.